La photographie, pour Karine Malatier, comme pour tous les grands photographie, n’est pas une fin en soi, mais un moyen au service d’une nécessité première: celle de saisir l’émotion produit par la vision fugace et miraculeuse d’une vérité personnelle qui transcende le simple regard et que l’on veut faire partager.
Pour faire partager cette émotion, il faut la mettre en forme et c’est alors que le savoir- faire technique permet de créer son propre vocabulaire plastique et sa propre syntaxe, qui rendent possible l’expression exacte de la vérité sensible, en même temps que son partage et sa compréhension par tous.
Et c’est cette intensité de l’émotion qui, toujours, génère le langage ou l’écriture qui conviennent pour l’exprimer.
Pierre Souchaud.