Nina Rougerie est une artiste franco-algérienne qui vient de Lyon (France) et qui habite présentement à Moncton, au Canada. Sensibilisée au monde artistique lors de sa formation en chant lyrique à la Maîtrise de l’Opéra de Lyon, elle s’intéresse progressivement aux arts visuels après le bac (2013). Sans formation préalable, elle se met plus sérieusement à la photographie depuis 2013, en capturant à la volée avec son téléphone ou son réflex numérique des moments qui captent son attention lorsqu’elle se balade dans la rue ou lors de ses voyages. Les photos de rues et de paysages sont sa prédilection, bien qu’elle s’essaie aussi au portrait - un exercice avec lequel elle est moins familière, et ne pratique que par le biais de certain.es de ses ami.es.
En 2020, au sortir de la pandémie, elle expérimente l’argentique, trouvant son utilisation de la photo numérique trop “ consumériste “ : “ Je passais énormément de temps à vouloir prendre LA bonne photo, puis je me retrouvais avec plusieurs exemplaires du même cliché, que je ne triais pas. Je restais tellement focalisée sur un même sujet que la photo finissait par perdre de sa spontanéité et de son sens. Ce rapport obsessionnel et presque consumériste de la photo numérique a fini par m’écoeurer. L’argentique est une pratique coûteuse : chaque cliché devient plus pensé, pesé et réfléchi. Je me disperse moins et j’affine ma contemplation du monde qui m’entoure pour ne photographier, au final, que ce qui me touche vraiment."