Vue de la fenêtre / View from window
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Éternel débat dans l’histoire de l’art, la question « qu’est-ce que la beauté ? » est une sorte de récurrence à laquelle je n’ai pas la prétention de proposer une réponse, mais une interprétation à travers mon travail photographique.
J'ai donc pris comme modèle le parc en face de chez moi. Depuis ma fenêtre, cette vue restera à jamais encrée dans ma mémoire, tant j'ai pu la contempler.
Une lisière parmi tant d'autre ou quelconque paysage délaissé par nos yeux. Un aplat de textures et de nuances de vert sans grand intérêt.
Les diapositives révélées sont ensuite déposées dans des boites de Petri artisanales où j'y ai, au préalable, cultivé des organismes pluricellulaires de variante de moisissure diverses.
Sujets à l’altération que produisent les champignons et autres molécules se propageant dans la gélatine du film, les couches de couleurs vont alors se décoller partiellement, fusionner ou se mélanger, générant des modelés plus ou moins aléatoires et des variations chromatiques notables. Certaines expansions filamenteuses des organismes étrangers prennent un aspect macroscopique et s'implantent alors dans ces compositions.
Une seconde vie se créer donc sur la pellicule d'origine, un second medium, et en combinaison, devient un objet unique.

D’une façon générale, on peut dire que l’art, quand il se contente d'imiter son modèle, ne peut rivaliser avec le naturel. C'est pour cela que j'ai eu le besoin d’expérimenter cette approche par la destruction du réel et d'outrepasser les codes de la Nouvelle Objectivité, à laquelle je me rattache habituellement.
Cette objectivité est présente, tant dans la technique de prise de vue que dans la présentation sous forme de typologie, mais via la dégradation subit du processus de moisissure accéléré, devient une autre forme d’esthétisme.

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Eternal discuss in the art history, the question“what is the beauty? ” is a kind of recurrence to which I do not claim to propose an answer, but an interpretation through my photographic work. I thus
took as model the park opposite at home. Through my window, this sight will remain inked forever in my memory, so much I could contemplate it.
An edge among so much of other or unspecifed
landscape forsaken by our eyes. A fat tint of textures and shades of
green without much interest. The revealed slides are then deposited in
limp of artisanal Petri box where I have there, as a
preliminary, cultivated pluricellular organizations of
alternative of mould various. Subjects with
deterioration which the mushrooms and other molecules produce being propagated in the gelatine of the flm, the layers of colors then will fall
apart partially, amalgamate or mix, generating modelled the more or
less random ones and notable chromatic variations. Certain flamentous expansions of the foreign organizations take a macroscopic aspect and are established then in these compositions. One second life to be thus
created on the flm of origin, a second medium,and in combination, becomes a single object.
Generally, one can say that art, when it is satisfed to
imitate its model, cannot compete with the
naturalness. Therefore I had the need to try out
this approach by the destruction of reality and to
exceed the codes of the New Objectivity, to which I am usually attached.
This objectivity is present, as well in the technique of catch of sight as in the presentation in the form of typology, but via the
degradation sudden of the process of mould
accelerated, becomes another form of aestheticism.