Pauline Araujo est marquée par les contrastes sociaux et architecturaux criblant villes et paysages du nord de la France.
A Roubaix, où 75% du territoire est classé en zone sensible urbaine, elle observe cette dualité spatiale et humaine guidant le quotidien.
Si ses premiers contacts avec l'appareil sont timides, ils n'en détermineront pas moins sa démarche artistique - entre philosophie, sociologie, cosmogonie et science des particules élémentaires.
Pauline Araujo commence à photographier avec des appareils jetables l'antinomie urbaine : les effets des politiques urbaines modernes face aux stigmates d'un passé industriel douloureux.
En 2010, Pauline Araujo emménage à Lyon avec en sac, un appareil photo ; objet encore méconnu.
D'instinct elle se dirige vers les centres économiques à l'ambiance clinique, les campagnes abandonnées par l'économie, et les quartiers où le religieux s'efface.
L'appareil permet d'isoler des échantillons de matière élémentaire, où les processus de décomposition-recomposition peuvent s'observer, se ressentir.
Suivant une réflexion métaphysique, ses clichés émettent l'hypothèse que vie et mort ne constitueraient qu'une seule et même dynamique.
Pauline Araujo a remporté le concours 2014 30under30 women photographers organisé par Photoboite, récompensant chaque année des espoirs féminins de la photographie.
Elle a remporté le concours du collectif La Claque en février dernier, ce qui lui permis de voir exposées quelques-unes de ses oeuvres à Bruxelles.
Pauline Araujo travaille actuellement sur son premier livre de photographies et d'écrits sur la métaphysique de la mort. L'ouvrage est à paraître aux Editions Audio & Papier de Paris.