Lost in the forest
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Marcher dans les forêts primaires.
S’y perdre, comme dans nos pensées.
Comprendre que le monde originel, fragile et beau, ne nous demande rien.
Ici les formes végétales semblent habitées de facultés anthropomorphiques. Elles se contorsionnent, nous guettent, nous observent à peine masquées, comme pour nous dire à nous, devenus humains des villes, que nous avons évolués en curieux étrangers
Les épiphytes, les mousses et les lichens s’y installent. Les étages se forment. Les couches vivantes de la mort s’amoncèlent pour venir à nouveau nourrir la vie.
Les espèces cohabitent, parfois s’étranglent ou s’étouffent les unes les autres. Il se joue là l’équilibre d’un monde, un paysage de bois, de feuilles et de lumières où chaque système vivant mène sa danse du temps et de l’espace.
Racines, branches, lianes et troncs tracent les artères de ces mégapoles du vivant où ici ou là, quelques monuments viennent ponctuer ces forêts.

Marcher dans les forêts primaires.
S’y retrouver, sur leurs modestes sentiers.
Comprendre qu’elles sont tout sans nous, que nous ne sommes rien sans elles.

Marcher dans les forêts primaires.

Cyrus Cornut, 2020