Miami et Miami Beach, sont enfaite deux villes distinctes. La série "Miami, not the Beach" démarre à l'Esquina de Abuela, à Miami, une sorte de lieu artistique éphémère réunissant les communautés locales dans une ville où l'urbanisme et la dépendance à la voiture limitent les interactions sociales. Cette série s'étend à d’autres quartiers historiques comme Liberty City, Overtown, Little Haïti ou encore Little Havana. Ces groupes – Latinos, Afro-Américains, Caribéens – occupent leur territoire et se transforment au gré des influences, des flux migratoires, des processus de ségrégation, composant autant de mondes à huis clos. Cette séparation sociale est renforcée par le port d'armes ou l’adoption de chiens réputés agressifs, traduisant un désir de protection envers autrui. Miami et Miami Beach partagent la menace du réchauffement climatique. Les quartiers populaires, situés plus haut par rapport au niveau de la mer, attirent les promoteurs immobiliers entraînant une gentrification massive. Beaucoup de lieux photographiés risquent de disparaitre, des personnes de se voir déplacées et avec eux une certaine culture populaire dont ces photographies gardent traces.