Postcards from Aleppo
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Un voyage en groupe. Des compagnons de voyage. Coupés du monde, de l'ancien, du connu. Rien qui nous relie. Seulement le nouveau. Et il faut se débrouiller. Seul.
Des marchands, beaucoup de marchands.
De la viande. Du poulet.
Des bijoux. Des bracelets.
Des passants. Des invités.
Des enfants. Des plus âgés.
Un samedi ou l'on m'a offert une tasse de café, une tasse de thé et encore une autre tasse de café.
24h que je dois passer, vivre et marcher. Découvrir cette cité, ses merveilles et esprits cachés.
Je ne sais pas.
Toujours ce je ne sais pas. Apres une nuit d'alcool et de fumée, un réveil plus ou moins forcé, je marche, je continue à marcher, je suis la. Je m'assieds.
Elle arrive. Me regarde. S'assied en face de moi. Je me demande à quoi elle peut bien penser. On m'avait dit avant "tu as de la chance" je lui ai dis pourquoi? "Parce que tu prends des photos"

Un samedi, un matin, un avant-midi. Des ruelles, des quartiers, des gens, beaucoup de gens.
" Comment es-tu rentrée aussi confiante?
Je ne sais pas, par sentiment. Par naïveté"
Une maison, quelques chambres, une salle à manger, la terrasse en question, la famille.
Le père, le mari, le chef.
La mère, l'épouse, la femme.
Les enfants.
Un peu de café ou bien du thé, une brise d'air frais et des rayons de soleils cachés.
Un discours imprégné, une discussion inachevée, des sourires et des rires opinés.
Je me devais de quitter puisque la photo de famille m'a été refusée.
Mission ratée.
Un samedi après-midi plutôt convainquant, surprenant, réanimant. Très, très fatiguant.
Et puis. La rue, les quartiers, les pancartes et les gens.
L'inscription, le train, la station de train, le bruit, le son, le klaxon, la belle femme et les policiers.
On aurait pu croire qu'on était ailleurs, mais non. C'était ca Alep, on y est sans y être. C'est ce qui fascinait. On peut se perdre dans ses rues, entre les vagues de gens qui vont et qui viennent, entre ses taxis jaunes qui s'entassent aux feux rouges.
Le monde est bien décevant vu dans une perspective générale, vu dans le détail il est toujours d'une évidence parfaite. Mais la, il y avait toujours un instant à saisir, ou l'être le plus banal donnait à voir son identité secrète.