Mémorial
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Mémorial de l’Holocauste, Berlin, Peter Eisenman, 2005

Dans Ecorces, Georges Didi-Huberman écrit, à propos d’un oiseau se posant entre les barbelés d’Auschwitz et les barrières pour éloigner les touristes :

L’oiseau s’est posé sans le savoir entre barbarie et culture.

C’est là, toute la candeur de mes photos du mémorial.

Prises depuis la périphérie, elles entrent de manière frontale dans ce marécage minéral. Et, j’ai beau tourner l’appareil, seul l’interstice s’impose.
Le noir, le blanc et, l’absence. L’absence de temps, de repère, de raison.

Du glissement vers l’ordre absolu est né l’absurde, d’un déséquilibre abstrait né le souvenir de la disparition.