English

Norwegian cliffs; peaks of the Pyrenees—it is always one step from the void for the team “Pyrénaline.” For three years, the members of this Toulouse association have turned Europe’s soaring peaks and vertiginous precipices into their favored terrain.

Initially adept at tightrope walking as well as slacklining, this group of climbers decided to push into newer disciplines, mastering the art of “rope jumping.” This impressive practice is akin to bungee jumping, yet rather than using the characteristic springy cord, rope jumpers use nylon ropes that stretch to absorb the force. Thus, instead of bouncing, jumpers slow down as the rope catches their fall.

After setting a first world record in Norway in June 2013, the group was hooked. A year later, they surpassed their own performance by performing a drop of 425 meters off the side of a cliff in the Spanish Pyrenees.

More recently, the group took themselves to the void separating two cable cars, overhanging the legendary Pic du Midi. At 2600 meters above sea level and 300 meters above the ground, the group decided to quietly, carefully continue their efforts, even if they had to merely walk to find their next source of adrenaline…

—Fred Marie, translated by Alexander Strecker

French

Des falaises norvégiennes aux sommets des Pyrénées, il n’y a qu’un pas dans le vide pour l’équipe Pyrénaline. Depuis 3 ans, les membres de cette association toulousaine, font des cimes et des précipices, leurs terrains de jeu favoris.

Adeptes de funambulisme sur sangle (slackline), cette douzaine de compagnons de cordée est surtout passée maître dans l’art sur saut pendulaire. Cette pratique très impressionnante et qui s’apparente à du saut à l’élastique, consiste à se jeter du haut d’une falaise, avec des cordes d’alpinisme.

Après un premier record du monde dans cette nouvelle discipline en Norvège au mois de juin 2013, ils ont enchaîné les aventures, écumant les cieux, jusqu’à surpasser un an plus tard leur propre performance, en effectuant une chute de 425 mètres à flanc de falaise dans les Pyrénées espagnoles.

Très attachés à leur terre natale, ces randonneurs du ciel se sont également offert le luxe de pratiquer leur sport de montagne en plein coeur de la Ville rose. En octobre dernier, et après plus d’un an de préparation et d’entraînement, ils ont réalisé l’exploit d’installer leur ligne sur la place du Capitole. Costumés, maquillés et progressant dans le ciel au-dessus de plusieurs milliers de curieux, ils ont reconstitué le mariage des Diables Blancs de 1954, immortalisé à l’époque par Jean Dieuzaide, le célèbre photographe toulousain fondateur de la galerie du Château d’Eau.

Dernièrement, c’est dans le vide qui sépare les deux télécabines du légendaire Pic du Midi, que les funambules ont déployé leur drôle de fil. A 2600 mètre d’altitude et 300 mètres du sol, ils ont tranquillement poursuivi leur vertigineuse randonnée, marchant inlassablement en quête d’adrénaline…

—Fred Marie