Je prends mes clichés au gré de « balades photographiques » ou spontanément si un élément du décor environnant attire mon attention. Je les retravaille ensuite sur ordinateur à l’aide d’un logiciel de retouche numérique. Je créé mes photographies en séries le plus souvent. Quelques rares visuels sont élaborés de manière isolée. Au-delà de l’expérience esthétique, c’est la narrativité des images qui m’intéresse.
Les créations finales surgissent « instinctivement » ou s’inscrivent dans une thématique pensée dès la prise de vue. Il faut que le matériau de base soit riche : un tas de détritus par exemple, peut devenir une véritable mine d’or pour moi. Ce qui importe surtout, ce sont le relief et les contrastes déjà présents. La matière déformée se réinvente au fil du curseur et doit pouvoir prendre corps dans le regard. Ce que je souhaite en effet, c’est susciter une histoire; que le spectateur devant l’image puisse – tout comme moi – laisser libre cours à son imagination : voir des personnages là où il n’y a que du bois, une tempête lorsque son point de départ n’est que le reflet de l’eau. Mon univers créatif est plutôt onirique.
En plus d’un récit, je peux aussi parfois porter un message. Ma dernière exposition "Vol à dos d’abeille" par exemple, rappelait que les insectes sont en voie d’extinction.