Dès mon arrivée à Cuba, j’ai le sentiment d’être pris dans un circuit auquel il parait difficile, voire impossible d’échapper. Cette sensation un peu étrange ne m’a pas quittée du voyage. Au contraire, elle s’est installé au point de me résigner à prendre place au spectacle qu’on nous a soigneusement préparé. En même temps, difficile de résister à une si belle mise en scène. Tout y est : décor pittoresque, couleurs pastel, personnages charismatiques et belles voitures, évidemment. Toutefois, quand l’occasion se présente, je passe en coulisse avec l’espoir sans doute naïf de saisir un instant, un regard, une lumière, ne serait-ce qu’un détail qui ne peut pas avoir été fabriqué.