Cette exposition est le fruit d'un travail de recherche mené sur 5 ans:
Dans le cadre de voyages en partenariat avec différentes « alliance française » à travers le monde, j'ai animé des ateliers/conférences. Le but: faire découvrir et promouvoir l'art contemporain, auprès d'un public n'y ayant pas l'accès.
France, Chili, États-Unis, Colombie, ou bien encore Japon: ces déplacements mon aussi permis d' approfondir mes recherches en temps qu’artiste plasticien.
Par le passé, je m'intéressais déjà à l'impact que peuvent avoir les nouvelles tech- nologies sur nos sociétés.
Cet intérêt s’est multiplié au fil de mes voyages. En contact avec un jeune public dans plusieurs pays, je me suis intéressé au rapport que chacun d'entre eux entretenait avec la création
vidéo ou photographique:
Comment créent-ils des images ?
Mettre en ligne instantanément.
Créer de la ction avec leurs quotidiens.
Alimenter régulièrement sa banque d'images pour ne pas lasser le spectateur.
Depuis un peu plus d’une décennie, les réseaux sociaux, quelle que soit leurs formes, nous abreuvent quotidiennement d’image. Ces jeunes, à des milliers de kilomètres les un des autres, avaient assimilé le processus de création de ces images pour le reproduire à l’infini. lI y a quelque chose d’artificiel et d’éphémère dans ce procédé. Comment prendre ce processus à contre-pied :
-Me servir de la fiction, pour parler du réel.
-Me servir de la photographie pour inscrire mes images dans un temps long.
-Me servir de cet espace d’exposition pour faire venir le spectateur jusqu’à l’image.
En faisant cela, je cherche un point de bascule.
Le moment où, un quotidien «ordinaire» pourrait devenir «extraordinaire»!
Nous offrir la possibilité, de multiplier les paradigmes. Démultiplier les points de vue sur le monde qui nous entoure.
En imaginant : «extraordinaire», je me suis dit qu’il est essentiel, aujourd’hui, de mettre la notion d’optimisme au centre des réflexions qui gravite dans cette série de photos..
Car au final, en s’intéressant à l’autre, on n’est jamais à court d’idées.
Si vous ne devez retenir qu’une seule phrase de ce discours. Ce serait celle-là. et je vous conseille vivement de la cultiver dans votre propre jardin !