Début juin de cette année j'ai fait un court séjour à New York. J'en ai profité pour expérimenter avec mon nouveau smartphone pro une forme de street photographie que j'avais déjà pratiquée en 2017 dans la même ville et à Berlin dans les années 1990 dans le U-Bahn (métro berlinois). J'avais utilisé pour NY mon Lumix DMC-LX2 et son cadre unique cinématographique, et pour Berlin, une caméra Hi8 dont j'avais ensuite extrait plus d'une centaine de vidéogrammes pour les besoins d'une exposition photographique à Paris en 2009 à la Galerie de l'Estampe et de l'Image.
J'appris quelques mois après mon exposition que le grand photographe américain Walker Evans avait réalisé une série sur le métro de New York dans les années 30 en utilisant la même méthode que moi, à savoir faire des photographies le plus discrètement possible, voire même en "pirate" sans que les personnes photographiées s'en aperçoivent.
J'aime beaucoup cette façon de procéder car cela me permet de capter des attitudes, des gestes et des situations du quotidien qui sans cette discrétion seraient immédiatement transformées par l'acte photographique affiché. Cela perdrait pour moi tout intérêt car ce que je veux avant tout c'est rendre compte de ce que mon oeil remarque.
J'ai pu rôder mon procédé et sa technique aléatoire mais maîtrisée du cadre avec ce nouvel "appareil" et j'ai le plaisir de vous présenter ces quelques photos qui sont pour moi d'authentiques et vivants "moments de vie" new yorkaise.