En matière de corps et de nudité, la photographie tend à aller vers les extrêmes : la beauté des jeunes corps, essentiellement féminins, ou au contraire l’aspect spectaculaire des accidentés de la vie, généralement traité avec un contraste accentué. Où restent tous les autres ? Par ailleurs, notre société conserve aussi un rapport compliqué à la nudité, pourtant la chose la plus naturelle qui soit.
Le projet “Corps étranger” part d’un corps banal, celui d’un homme de 60 ans, et le place dans toutes sortes de situations, quotidiennes ou plus exceptionnelles, mais où la nudité n’est normalement pas de mise. Ce projet a été démarré sur Facebook et la règle propre à ce réseau social a été conservée : le sexe masculin n’est jamais montré. Par ailleurs, le visage du modèle n’est jamais reconnaissable.