”VOILÀ QUE MES RACINES ME CHATOUILLENT LES PIEDS” du 21 septembre au 1er octobre 2023 Galerie Atelier d’artistes 9 Place des Vosges 75004 - Paris Alain-Gilles Bastide (AGB) s’inscrit dans le paysage photographique français à partir de la fin des années 60, et est particulièrement présent dans le mouvement de la “Nouvelle Photographie Française 70“ entre 1968 et 1983. Grand voyageur, il s’exile en Amérique latine pendant près de 20 ans, où il disparaît ; “18 ans de silence d’images“Ò. Il revient à Paris en 2001, puis obtient un atelier d’artiste de la Ville de Paris dans le quartier du Montparnasse en 2006, où il peut travailler et vivre. Un nouveau chapitre s’ouvre pour lui à la naissance de son fils, Noé, en 2011. Aujourd’hui, en 2023, la galerie Atelier d’artistes choisit de présenter l’exposition père-fils « Voilà que mes racines me chatouillent les pieds » pour deux raisons : par intérêt réel pour le travail plastique d’un photographe averti, mais aussi parce que ce projet filial, et les artistes qui le composent, défendent des valeurs similaires aux nôtres. En effet, AGB s’investit tôt dans l’éducation de son fils, et fait le choix conscient d’être un père qui apprend à son enfant la sensibilité. Nous estimons que les hommes, et les pères en particulier, sont partie intégrante de la construction d’un monde plus juste. L’éducation sensible qu’Alain-Gilles Bastide donne à Noé Antonin fera de lui une personne particulièrement attentive aux autres. Nous sommes aussi convaincues que la construction de sa paternité a offert au photographe une nouvelle renaissance, personnelle comme artistique. Les images que Noé Antonin nous partage aujourd’hui portent un regard d’une douceur et d’une profondeur surprenantes pour un adolescent de 12 ans. Le regard de son père est présent, bien entendu, en filigrane, et Noé Antonin façonne ses premiers discours artistiques autour de cette filiation sensible, empreinte d’émotion et de liberté. Virginie et Natacha Lhomme-Fontaine Paris août 2023 https://artspaces.kunstmatrix.com/en/exhibition/11778473/voilà-que-mes-racines-me-chatouillent-les-pieds TEXTES ANNEXES / GÉNÈSE / PRÉSENTATION ALAIN-GILLES BASTIDE (né en Octobre 1950) “ Ces dernières années j’ai passé beaucoup de temps à restaurer mes premières images et séries en noir et blanc. Le projet du livre nouvelle photographie française 70’ (1), en a été le prétexte. Pendant ce temps j’accumulais sur mon disque dur les images en couleur que je ramenais de mes ballades. Comme la plupart ont été faites en compagnie de Noé Antonin, qui s’amusait avec moi à faire des images et en amassait aussi quelques-une bien intéressantes, nous avons eu envie de les montrer ensemble. Nous avons donc rêvé d’une exposition que nous ferions, le temps d’un we, dans une boutique en faillite en attente de la reprise du fond de commerce. Nous pensions à un décor poussiéreux, d’un gris à l’abandon pour y poser, ici et là les points de couleur de nos images en Miniatures. Cela nous paraissait aller dans le sens de l’époque et de notre démarche. Pendant la recherche d’un espace qui pourrait nous accueillir, nous avons rencontré Virginie et Natacha qui nous ont raconté leur projet de Galerie d’Artistes à la Place des Vosges, et proposé de nous y accueillir. Ce que nous avions imaginé comme une ”performance” plus que comme une exposition entrait par surprise dans notre armoire des possibles. L’occasion était belle et le challenge très sympath. Nous nous sommes mis au travail. C’est comme cela que s’est mise en place l’exposition ”VOILÀ QUE MES RACINES ME CHATOUILLENT LES PIEDS”, pour vous présenter mes images récentes et les 12 premières des 12 premières années de Noé Antonin. Maintenant the show must go on! “ AGB Paris août 2023 (1) nouvelle photographie française 70’ Carole Naggar/Claude Nori/Coline Olsina/Hervé le Goff • Editions Contrejour Oct.2022) NOÉ ANTONIN (né en Janvier 2011) Le premier appareil photo de Noé Antonin était en plastique. Bleu. Le déclancheur vert. Quant il appuyait dessus un jet d’eau sortait par l’objectif. Ça le faisait beaucoup rire. Il photographiait à tire-larigot. Très vite il s’est demandé pourquoi l’appareil photo de son papa ne lui envoyait pas de l’eau mais son image dans la figure. En plein ”stade du miroir” c’était complètement magique. Il n’arrêtait pas de lêcher l’écran de l’appareil. Je lui expliquais que ce n’était pas une glace, mais il continuait avec un sourire plein de tendresse. Je tentais de le convaincre que c’était une image de lui qu’il voyait sur l’écran quand il se prenait en photo dans un miroir, mais rien à faire. Trop compliqué. Il avait l’air de me dire ”arrête de me baratiner” et s’affairait systématiquement à tenter de démonter l’appareil pour voir où cet autre qui le narguait pouvait bien se cacher. Du coup je lui ai offert un Olympus antichoc et étanche pour qu’il joue à cache cache, et reconnaisse son JE (jeu) dans le labyrinthe des reflets et des images du monde. … Depuis nous avons beaucoup joué ensemble avec les images. Noé a apprivoisé le flux de la lumière, le net et le flou en couleur ou en noir et blanc, l’expression dans le cadre de ce que j’appelle ”l’émotion graphique”… La première fois qu’il m’a montré en mode lecture sur son appareil avec un grand sourire de satisfaction et de malice une photo dont il est manifestement content, il avait à peine 18 mois. Il avait 4 ans quand il a participé à un atelier-photographique pour les enfants Mayas*; l’occasion de sa 1ère exposition collective à Mérida (Yucatan/Mexique 2016). Et puis au fil du temps, des voyages, du jeu, des images se sont accumulées … Aujourd’hui, à 12 ans, il a choisi 12 images qu’il est content de pouvoir vous montrer. AGB Paris 2023 * Atelier Casa del Niño Indigena de la comunidad de Tiholop , Yaxcaba * Exposition ”Yucatan en los ojos de sus niños” Alliance Française Mérida - Sept.2016) ESPAGNOL Galerie "Atelier d'artistes" 9 Place des Vosges / 75004 - PARIS ”VOILÀ QUE MES RACINES ME CHATOUILLENT LES PIEDS” del 21 de septiembre al 1 de octubre de 2023 Alain-Gilles Bastide (AGB) forma parte del paisaje fotográfico francés desde finales de los años 60, y fue especialmente activo en el movimiento de la "Nueva Fotografía Francesa" entre 1968 y 1983. Viajero empedernido, se exilió en América Latina durante casi 20 años, donde desapareció; "18 años de silencio de imagén”. Regresó a París en 2001, y en 2006 obtuvo de la Ciudad de París un estudio de artista en el barrio de Montparnasse, donde podía trabajar y vivir. Un nuevo capítulo se abrió para él con el nacimiento de su hijo, Noé, en 2011. Hoy, en 2023, la galería Atelier d'artistes ha elegido presentar la exposición padre-hijo "Voilà que mes racines me chatouillent les pieds" por dos razones: por auténtico interés en el trabajo visual de un fotógrafo experimentado, pero también porque este proyecto filial, y los artistas que lo componen, defienden valores similares a los nuestros. AGB se implicó en la educación de su hijo desde una edad temprana, y eligió conscientemente ser un padre que enseñara sensibilidad a su hijo. Creemos que los hombres, y los padres en particular, son parte integrante de la construcción de un mundo más justo. La educación sensible que AGB imparte a Noé Antonin hará de él una persona especialmente atenta a los demás. También estamos convencidos de que el hecho de ser padre ha dado al fotógrafo un nuevo impulso, tanto personal como artístico. Las imágenes que Noé Antonin comparte hoy con nosotros tienen una suavidad y una profundidad sorprendentes para un niño de 12 años. La mirada de su padre está presente, por supuesto, en segundo plano, y Noé Antonin da forma a sus primeras declaraciones artísticas en torno a esta filiación sensible, impregnada de emoción y libertad. Virginie y Natacha Lhomme-Fontaine Galerie "Atelier d'artistes" - París Agosto 2023 https://artspaces.kunstmatrix.com/en/exhibition/11778473/voilà-que-mes-racines-me-chatouillent-les-pieds TEXTOS RELACIONADOS / ANTECEDENTES / PRESENTACIÓN ALAIN-GILLES BASTIDE (nacido en Octubre 1950) “ En los últimos años he dedicado mucho tiempo a restaurar mis primeras imágenes y series en blanco y negro. El proyecto del libro ”nouvelle photographie française 70" (1) fue el pretexto para ello. Al mismo tiempo, he ido acumulando en mi disco duro las imágenes en color que traía de mis baladas. Como la mayoría de ellas fueron tomadas en compañía de Noé Antonin, que se divertía conmigo haciendo imágenes y también coleccionaba algunas muy interesantes, quisimos mostrarlas juntos. Así que ideamos una exposición que celebraríamos durante un fin de semana en una tienda en quiebra mientras esperábamos a que se hicieran cargo del negocio. Pensábamos en un entorno polvoriento, gris y abandonado en el que colocar los puntos de color de nuestras imágenes en miniatura. Parecía encajar con la época y con nuestro enfoque. Mientras buscábamos un espacio que pudiera acogernos, conocimos a Virginie y Natacha, que nos hablaron de su proyecto de Galería de Artistas en la plaza de los Vosgos y se ofrecieron a alojarnos. Lo que habíamos imaginado más como una "performance" que como una exposición fue una sorpresa que se sumó a nuestro armario de posibilidades. Era una gran oportunidad y un gran reto. Así que nos pusimos manos a la obra. Así nació la exposición "VOILÀ QUE MES RACINES ME CHATOUILLENT LES PIEDS", para mostrarles mis imágenes recientes y las 12 primeras de los 12 primeros años de Noé Antonin. ¡Ahora the show must go on! “ AGB París agosto 2023 (1) nouvelle photographie française 70’ Carole Naggar/Claude Nori/Coline Olsina/Hervé le Goff • Editions Contrejour Oct.2022) NOÉ ANTONIN (nacido en Enero 2011) La primera cámara de Noé Antonin era de plástico. Azul. El disparador era verde. Cuando lo pulsaba, salía un chorro de agua del objetivo. Le hacía reír mucho. Fotografiaba como un loco. Pronto se preguntó por qué la cámara de su padre no le disparaba agua, sino una imagen en la cara. En plena "etapa espejo", fue completamente mágico. No paraba de lamer la pantalla de la cámara. Le expliqué que no era “une glace“* (en francès en el texto*), pero siguió con una sonrisa llena de ternura. Intenté convencerle de que era la imagen de sí mismo lo que veía en la pantalla cuando se hacía una foto en el espejo, pero nada servía. Demasiado complicado. Parecía decir "no me jodas" e intentaba sistemáticamente desmontar la cámara para ver dónde podía esconderse esa otra persona que se burlaba de él. Así que le regalé una Olympus resistente a los golpes y al agua para que pudiera jugar al escondite y reconocer su yo en el laberinto de reflejos e imágenes del mundo. ... Desde entonces hemos jugado mucho juntos con las imágenes. Noé ha domesticado el flujo de la luz, la nitidez y el desenfoque en color o en blanco y negro, la expresión en el marco de lo que yo llamo "emoción gráfica"... La primera vez que me mostró una foto en modo de reproducción en su cámara con una gran sonrisa de satisfacción y travesura que le hacía claramente feliz, tenía apenas 18 meses. Tenía 4 cuando participó en un taller de fotografía para niños mayas*; ocasión de su 1ª exposición colectiva en Mérida (Yucatán/México 2016). Y luego, con el tiempo, mientras viajaba y jugaba, las imágenes se fueron acumulando... Hoy, a sus 12 años, ha elegido 12 imágenes que está encantado de poder mostrarte. AGB Paris agosto 2023 *”glace” en francès significa espejo o helado * Atelier Casa del Niño Indigena de la comunidad de Tiholop , Yaxcaba * Exposition ”Yucatan en los ojos de sus niños” Alliance Française Mérida - Sept.2016) ANGLAIS Galerie "Atelier d'artistes" 9 Place des Vosges / 75004 - PARIS ”VOILÀ QUE MES RACINES ME CHATOUILLENT LES PIEDS” Sept. 21 - Oct. 1, 2023 Alain-Gilles Bastide (AGB) has been part of the French photographic landscape since the late 60s, and was particularly active in the "New French Photography" movement between 1968 and 1983. An avid traveler, he went into exile in Latin America for almost 20 years, where he disappeared; "18 years of image silence". He returned to Paris in 2001, then obtained an artist's studio from the City of Paris in the Montparnasse district in 2006, where he could work and live. A new chapter opened for him with the birth of his son, Noé, in 2011. Today, in 2023, the Atelier d'artistes gallery has chosen to present the father-son exhibition "Voilà que mes racines me chatouillent les pieds" for two reasons: out of genuine interest in the visual work of an experienced photographer, but also because this filial project, and the artists who make it up, uphold values similar to our own. Indeed, AGB invested himself early in his son's education, and made the conscious choice to be a father who teaches his child sensitivity. We believe that men, and fathers in particular, are an integral part of building a fairer world. The sensitive education AGB gives Noé Antonin will make him a person who is particularly attentive to others. We're also convinced that fatherhood has given the photographer a new renaissance, both personal and artistic. The images Noé Antonin shares with us today have a softness and depth that are surprising for a 12-year-old. His father's gaze is present, of course, in the background, and Noé Antonin shapes his first artistic discourse around this sensitive filiation, imbued with emotion and freedom. Virginie and Natacha Lhomme-Fontaine Galerie "Atelier d'artistes" - Paris August 2023 https://artspaces.kunstmatrix.com/en/exhibition/11778473/voilà-que-mes-racines-me-chatouillent-les-pieds RELATED TEXTS / BACKGROUND / PRESENTATION ALAIN-GILLES BASTIDE (born October 06, 1950) “ In recent years I've spent a lot of time restoring my early black and white images and series. The New French Photography 70' (1) book project was the pretext. Meanwhile, I've been accumulating on my hard drive the color images I've brought back from my ballads. Since most of them were taken in the company of Noé Antonin, who was having fun making images with me and also amassed some interesting ones, we decided to show them together. So we dreamed up a one-week exhibition in a bankrupt store, while we waited for the business to be taken over. We were thinking of a dusty, grey, derelict setting in which to place the dots of color from our miniature images. We felt it was in keeping with the times and our approach. While we were looking for a suitable space, we met Virginie and Natacha, who told us about their Galerie d'Artistes project on the Place des Vosges, and offered to host us. What we had imagined as more of a "performance" than an exhibition, was a surprise addition to our wardrobe of possibilities. The opportunity was great and the challenge very appealing. We set to work. This is how the exhibition "VOILÀ QUE MES RACINES ME CHATOUILLENT LES PIEDS" came about, to show you my recent images and the first 12 of Noé Antonin's first 12 years. Now the show must go on! “ AGB Paris August 2023 (1) nouvelle photographie française 70’ Carole Naggar/Claude Nori/Coline Olsina/Hervé le Goff • Editions Contrejour Oct.2022) NOÉ ANTONIN (born January 21, 2011) Noé Antonin's first camera was made of plastic. Blue. The trigger was green. When he pressed it, a jet of water came out of the lens. It made him laugh a lot. He photographed like crazy. He soon wondered why his dad's camera wasn't shooting water at him but an image in his face. In the middle of the "mirror stage", it was completely magical. He kept licking the camera screen. I explained to him that it wasn't “une glace“* (in French in the text*), but he continued with a smile full of tenderness. I tried to convince him that it was an image of himself that he was seeing on the screen when he took a photo of himself in the mirror, but nothing would do. Too complicated. He seemed to be saying "don't bullshit me" and was systematically trying to take the camera apart to see where this other person who was taunting him could be hiding. So I gave him a shockproof, waterproof Olympus so that he could play hide and seek, and recognise his I in the labyrinth of reflections and images in the world. ... Since then we've played a lot with images together. Noé has tamed the flow of light, sharpness and blur in colour or black and white, expression within the framework of what I call "graphic emotion"... The first time he showed me a photo in playback mode on his camera with a big smile of satisfaction and mischief that he was clearly happy with, he was barely 18 months old. He was 4 when he took part in a photography workshop for Mayan children*; the occasion of his 1st group exhibition in Mérida (Yucatan/Mexico 2016). And then over time, as he travelled and played, the images accumulated... Today, at the age of 12, he has chosen 12 images that he is delighted to be able to show you. AGB Paris 2023 *“Glace“ in French means mirror or ice cream * Atelier Casa del Niño Indigena de la comunidad de Tiholop , Yaxcaba * Exposition ”Yucatan en los ojos de sus niños” Alliance Française Mérida - Sept.2016)
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