Au point culminant de l’opération "REMPART" (avril 2002) menée dans toute la Cisjordanie par Israël en réponse à la vague d’attentats suicides, les principales villes de l’Autorité palestinienne sont occupées. Plus de 300 check-points quadrillent les territoires autonomes.
La ville sainte de Bethléem et sa population majoritairement chrétienne sont coupées du monde. En ce début mai, le ballon dirigeable de Tsahal surplombe la ville. Des palestiniens sont retranchés dans l’enceinte de la Basilique de la Nativité. Le moindre mouvement est observé.
La descente vers la place de la Mangeoire se fait par des ruelles étroites. Les affiches des martyrs, seule présence visible de "l’ennemi" ont été arrachées. Des snipers israéliens occupent les points stratégiques. Des tirs sporadiques s’échangent, assourdis par le diesel des chars. Il n’est pourtant pas question pour Tsahal de donner l’assaut. Après plusieurs jours de siège et de négociations, les premiers civils palestiniens, sortent, épuisés.