If I think of what are my first artistic influences that have resulted in "The Machine to pick up everything and anything", I think of the Center Pompidou in Paris, which I visited a lot when I was kid and regularly during my life, with these huge colorful pipes, and brightly colored metal structures. Like an autonomous machine in the middle of the city. As well as the Stravinsky fountain next door (Jean Tinguely and Niki de Saint Phalle), a mixture of a childish world drawn and industrial metal forms in motion. This may be the starting point of this Machine. Also later Hayao Miyazaki's "The Castle In The Sky", which revealed to me the taste for dreaming. "La Machine à ramasser tout et n'importe quoi" is my second project combining photo editing and drawing, after "Dream Of The Wood City". I work on few projects in parallel, which are almost all ongoing series. For this machine, the idea came to me to photograph details of my environment with my one and only Argentic camera that I have since the age of 12 years. Patterns from ports and boats, trains, farm machinery, factories or details found on the street. To build a prototype of imaginary machine that goes through the cities, and in which we can absolutely deposit everything, swallowing all the bulky waste by starting to treat them inside. There is no visible human presence on board the machine, but the presence of the driving cabin and portholes and decks means that it is used by the man. The assembly of the machine being finished, I immediately thought that it was necessary to put this machine in situation, in decorations. This allows both to evaluate its real size, because the photo montage is in my opinion always a game on scales and proportions. A huge object can be made tiny, and conversely an enlarged detail inordinately. And the idea of making a series is to tell a story and build an imaginary around this machine, placing it in a station, on the railways, or demonstration in the garden of plants in Paris. It provides context, in the background. The photo montage is done on a computer after scanning the films, then printed on a cotton paper adapted to receive the India ink painting. The sets are drawn and painted from other of my photo prints directly onto the printed paper. This project started at the end of 2015 and is still ongoing. The mixture of photo editing and drawing opens in my opinion huge possibilities of imagination and freedom of creation, in a childish atmosphere. I am currently preparing the rest of the series with three more decors, in addition to my other projects (which are visible on www.bontro.org). Photo editing as a collage technique is the basis of my creations. As well as the drawing, especially when this drawing is made from a photo, with the use of layers, as a unique print of an image. I expected to have produced enough images, to have obtained the aesthetic result that I wanted, before showing them on exhibition. That's what I want to do now. The idea of working on series allows to develop different variations around the same theme, and allows to work over a long period, that's what I like in artistic creation. French version : Si je cherche quelles sont mes influences artistiques les plus lointaines qui ont abouti à “La Machine à ramasser tout et n’importe quoi”, je pense au Centre Pompidou à Paris, que j’ai visité beaucoup étant petit et régulièrement au cours de ma vie, avec ces énormes tuyaux colorés, et structures métalliques aux couleurs vives. Comme une machine autonome au milieu de la ville. Ainsi qu’à la fontaine Stravinsky juste à côté (Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle ), mélange d’un univers enfantin dessiné et de formes industrielles en mouvement. C’est peut-être le point de départ de cette Machine. Egalement plus tard “Le Château Dans le Ciel” d’Hayao Miyazaki, qui m’a révélé le goût pour l’onirisme. “La Machine à ramasser tout et n'importe quoi” est mon deuxième projet mêlant montage photo et dessin, après Dream Of The Wood City. Je travaille sur plusieurs projets parallèlement, qui sont presque tous des séries en cours. Pour cette machine, l’idée m'est venue de photographier des détails de mon environnement avec mon seul et unique appareil argentique que j’ai depuis l’âge de 12 ans. Des motifs issus de ports et de bateaux, de trains, de machines agricoles, d’usines ou de détails trouvés dans la rue. Pour construire un prototype de machine imaginaire qui circule dans les villes, et dans laquelle on peut absolument tout déposer, avalant tous les déchets encombrants en commençant à les traiter à l’intérieur. Il n’y a pas de présence humaine visible à bord de la machine, mais la présence de la cabine de pilotage et de hublots et plate-formes sous-entend qu’elle est utilisée par l’homme. Le montage de la machine étant terminé, j’ai immédiatement pensé qu’il fallait mettre cette machine en situation, dans des décors. Cela permet à la fois d'évaluer sa taille réelle, car le montage photo est selon moi toujours un jeu sur les échelles et les proportions. Un objet énorme peut être rendu minuscule, et inversement un détail agrandi démesurément. Et l'idée d'en faire une série est de raconter une histoire et de construire un imaginaire autour de cette machine, en la plaçant dans une gare, sur les chemins de fer, ou en démonstration dans le jardin des plantes à Paris. Ca fournit un contexte, en arrière plan. Le montage photo est réalisé sur ordinateur après numérisation des négatifs, puis imprimé sur un papier coton qui est adapté pour recevoir la peinture à l’encre de Chine. Les décors sont dessinés et peints à partir de mes tirages photo directement sur l’impression du montage. Ce projet a débuté fin 2015 et est toujours en cours. Le mélange de montage photo et de dessin ouvre selon moi d'énormes possibilités d'imaginaires et de liberté de création, dans une ambiance enfantine. Je prépare actuellement la suite de la série avec trois épreuves supplémentaires, en plus de mes autres projets (qui sont visibles sur www.bontro.org). Le montage photo comme technique de collage est la base de mes créations. Ainsi que le dessin, notamment lorsque ce dessin est fait à partir d’une photo, avec l’utilisation de calques, comme une empreinte unique d’une image. J’attendais d’avoir produit assez d’images, d’avoir obtenu le résultat esthétique que je voulais, avant de les montrer en exposition. C’est ce que je souhaite faire maintenant. L’idée de travailler sur des séries permet de développer différentes variations autour d’un même thème, et permet de travailler sur des oeuvres sur une longue durée, c’est ce qui me plaît dans la création artistique.
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