Cette série fait partie d’un travail photographique plus important qui porte sur un type d’habitat bien particulier, à savoir les immeubles d'habitation de la seconde moitié du 20ème siècle. Ces habitations auxquelles je m’intéresse reflètent un désir de standardisation (par la verticalité des constructions et/ou par la répétition des formes) pour répondre à la fois aux besoins croissants en logement de cette époque et à la nécessité de réduire les coûts de construction. Etant donné leur pauvreté architecturale, ces bâtiments sont très peu mis en avant, malgré qu’ils dominent encore souvent le paysage urbain. Certains de ceux-ci font par ailleurs déjà l’objet d’une rénovation qui a pour but de leur redonner un aspect plus actuel. Les images de cette série (ainsi que celles du projet associé) montrent également comment chaque occupant tente de s’approprier son espace en le singularisant, ici en l’occurrence par l’utilisation personnelle de cet espace fourre-tout extérieur qui leur est donné. Les détails uniques ainsi révélés, qui sont autant d’empreintes dans le temps, viennent en contradiction de cette logique d’uniformisation. Ils humanisent ces constructions et les rendent dignes d’un intérêt accru.