"L'islam a toujours été présent en Haïti, depuis l'arrivée des esclaves sur l'ile", énonce l'un des principaux représentants actuels de cette religion en Haïti. Pourtant la société haïtienne ne semblait pas nouer, depuis son indépendance, des rapports de bon voisinage avec ce culte jusqu’à ce que, en 1986, sous l'égide d'un pasteur haïtien qui s'est converti au Canada, le mouvement musulman « s'est réinstallé en Haïti ». En dépit de la détermination de celui-ci, le culte islamique restait latent, non manifeste dans la communauté haïtienne. Cependant, avec l’arrivée des différentes missions des Nations unies – à commencer par la Minuha en septembre 1993 - les adhérents à l’islam ont commencé à se multiplier progressivement. En silence. Mais, en 2010, juste après le séisme du 12 janvier, la religion a gagné du terrain. On assiste à une augmentation importante des pratiquants de la religion de Mahomet en Haïti; des mosquées sont érigées un peu partout dans plusieurs provinces. Plusieurs projets prennent corps grâce au soutien d'organisations musulmanes (construction d'école, de centrale de traitement d'eau,...). Des actions sociales (œuvres caritatives) sont menées par eux auprès de la population. Ils sont nombreux, les membres de la population, les familles bénéficiaires de l'assistance des musulmans. Le ministère des affaires étrangères et des cultes a recensé en 2016 plus de 5 000 adeptes, 36 lieux de rencontres et une cinquantaine d’écoles à travers le pays.
Ici, je me penche sur le coté infantile de l'Islam en Haiti. Je veux montrer les enfants, filles et garçons, de parents musulmans ou non, mais qui sont joyeux, vivant loin des fondamentalistes terroristes.