Mon fils Pablo et moi avons débuté il y a 7 ans, une série d’autoportraits
aidée d’une poire à déclenchement à distance, une série construite au fil des années, des années plus riches en idées, et d’autres moins. Petit garçon de 5 ans un jour à jeune garçon de 12 ans, l’exercice est devenu familier.
Pablo est mon deuxième enfant, et mon dernier enfant que j’ai eu à l’âge de 42 ans et j’avais envie de capturer le fil de cette dernière maternité sur la continuité dans la filiation. Cette filiation sera à jamais marquée dans l’éternité de la capture de ces instants.
Je voulais travailler sur la puissance du lien qui existe entre un garçon et sa mère et utiliser ce « lien » qui unit pour créer, pour oublier un instant sa place et son rôle.
Utiliser ce lien pour inverser les statuts, créer un autre réel en utilisant le jeu nécessaire à l’épanouissement.
Ces moments créatifs sont liés à notre grande complicité qui n’a fait que grandir, alimentée par notre imaginaire respectif.
Les scénarios sont simples et sont construits à partir de notre quotidien, représentant des scènes de la vie de tous les jours, parfois décalées, avec une touche de dérision. Ex. Prendre le soleil, s’assoir au bord d’une piscine, lire, être dans les bois, observer, etc…
J’avais envie de partager avec Pablo ce regard sur la vie, un regard enjoué, teinté de sentiments doux et chaleureux, et donner l’envie d’une vraie liberté de vie.
Ce travail photographique se poursuit, au fil de nos envies, au fil du temps, temps précieux, temps qui passe et qui s’inscrit à jamais sur la pellicule argentique de mon Hasselblad 500/CM.