Une photographie sans préméditation, une esthétique des aspérités, qui s’attache à l’illusion, voire à la sidération, et traque la poésie dans les moindres recoins du quotidien.
Et c'est là que les contradictions apparaissent comme pour mieux aborder celles de ce pays fantasme de violence pour le reste du monde.
« La Colombie est multiple, vivante et vibrante. » Pour autant, Pierryl ne propose pas une vision détachée de toute réalité.
« J'y interroge le rapport entre la ville hyper dense et les déserts qui l’entourent. Déserts de briques et de bitumes, déserts de sables et de verdures.
J'y questionne les marges urbaines, les non lieux, les zones de délabrements, les rebuts, et les déchets de l’urbanisation. Les traces historiques et architecturales, les stigmates sociaux et politiques
Mon travail s’attache à poétiser ces espaces vides qui peuvent paraître hostiles et cherche à appréhender le rapport que l’humain entretient avec eux. »
Vaste programme !
Une sélection de photos prises lors de trois voyages effectués entre juin 2014 et janvier 2016.
Le spectateur est à la fois témoin et confident, un monde s'invite dans sa cornée. Ces instants capturés sont aussi les identités fantomatiques et sensibles de nos mémoires collectives.